Les douleurs dorsales, le mal du siècle

Le mal de dos touche aujourd’hui de plus en plus de personnes. La position de travail tient un rôle important dans l’apparition de ces douleurs. Dans un bureau on a rarement un poste de travail adapté à chaque employé. Cela a pour conséquence d’obliger le corps à rester dans une certaine position durant plusieurs heures plusieurs jours par semaine. Les douleurs naissent de la répétition de ce mauvais positionnement tout  au long de l’année.

Ces douleurs dorsales ne sont pas l’apanage exclusif des personnes travaillant dans un bureau. En effet, dans les entreprises de manutention, rare sont les employés qui respectent  totalement les préconisations visant à prévenir les problèmes de dos. Il est en effet primordial de se baisser en pliant les genoux afin de garder le dos le plus droit possible ; de porter des charges lourdes avec les deux mains afin de bien répartir les masses.

Le mal de dos est l’un des motifs de consultation les plus fréquents pour un ostéopathe. Les praticiens sont de plus en plus sollicités à ce titre et peuvent apporter une réponse efficace à ces troubles qui doivent être pris en charge à un stade le plus précoce possible.

Une prise en charge des douleurs dorsales basée sur un travail ostéopathique tissulaire et viscéral

Dans le cadre d’une consultation se rapportant à des douleurs dorsales, l’ostéopathe effectuera des tests au niveau de la colonne vertébrale du patient mais pas seulement. En effet l’ostéopathie est une thérapie globale du corps. L’ostéopathe effectuera donc des tests au niveau de l’abdomen et du thorax afin d’analyser la mobilité des organes internes. De par son innervation, chaque organe peut être mis en relation avec une ou plusieurs vertèbres. Par exemple, au niveau des vertèbres thoraciques T5 jusqu’à T9 prend émergence le nerf grand splanchnique qui vient innerver plusieurs organes de l’abdomen dont l’estomac, le foie, la rate, le pancréas et le duodénum. Puis le nerf petit splanchnique qui vient prendre son émergence au niveau de T9 jusqu’à T12 pour innerver l’intestin grêle et le colon principalement. L’existence de ces liens étroits entre organes et vertèbres implique que le praticien sera parfois amené à intervenir en périphérie des zones douloureuses, afin de soulager le trouble. En effet des tensions peuvent se créer au niveau d’un organe sans provoquer aucun symptôme direct hormis un mal de dos qui ne serait pas expliqué par des circonstances identifiables.

Pour soulager des maux de dos il existe deux méthodes principales qui varient d’un ostéopathe à l’autre. Certains ostéopathes privilégient une approche plutôt structurelle, c’est-à-dire orientée vers un travail au niveau articulaire, le fameux craquement. D’autres praticiens privilégient une approche dite tissulaire, plus douce, en travaillant principalement au niveau des tissus entourant les structures, les fascias. Ces différentes approches ne sont pas exclusives  et il est possible de les cumuler. L’ostéopathe, qu’il utilise une manière de faire ou une autre, aura le même but : soulager son patient.

Coline Charrier Ostéopathe D.O.

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